Combat dans les égouts
Doa descend dans les souterrains, trouve un endroit infesté et abat une créature monstrueuse après un affrontement difficile.
C’est le premier basculement dangereux de la session et le point de départ concret de l’enquête.
Seulame parcourait le dernier kilomètre du sentier menant à la cité lorsqu'un cri de détresse déchira le silence de la forêt. Se précipitant vers une clairière, il découvrit une scène d’une violence absurde : une antéhumaine tentait de protéger une petite créature tremblante contre un cercle d'herbivores locaux. D’ordinaire dociles et craintifs, ces animaux affichaient un comportement contre-nature, les yeux injectés de sang, mus par une faim carnassière qui semblait viser bien plus que leur proie initiale.
N’écoutant que son courage, Seulame intervint. En canalisant son Shaan, pourtant affaibli, il projeta une onde d'énergie qui suffit à disperser les bêtes dénaturées.
La survivante se nommait Doha, une botaniste et armimaliste itinérante. Une fois à l'abri dans son laboratoire mobile — une structure ingénieuse perchée sur le dos d'une monture massive — elle lui exposa l'horreur de ses découvertes. Ses analyses étaient formelles : une substance toxique, ingérée sur une longue période, altérait profondément le métabolisme et l'instinct de la faune. Selon ses calculs, la source du poison provenait des égouts de la cité en amont.
Encore sous le choc et refusant d'affronter seule les ténèbres urbaines, elle convainquit Seulame de l'accompagner pour identifier la source du mal.
Leur exploration tourna court. À peine s'étaient-ils enfoncés dans les boyaux humides du tunnel qu'une liane visqueuse surgit de l'ombre, saisissant Doha pour l'entraîner dans les profondeurs. Seulame se jeta à sa suite. Au fond d'un collecteur putride, il fit face à une abomination : une créature monstrueuse dont les appendices enserraient la botaniste.
Le combat fut d'une intensité rare. Invoquant une lance à lame, Seulame frappa avec la précision du désespoir, forçant la créature monstrueuse à lâcher prise. Doha fut projetée au sol, inanimée, tandis que l'abomination rendait son dernier souffle dans le limon des égouts.
Refusant de tenter une régénération dans cet environnement vicié, Seulame porta la jeune femme jusqu’à la sécurité de son mini-labo mobile. À son réveil, contre toute attente, Doha afficha un sourire triomphant. Dans un geste d’une audace folle, elle avait mordu la bête avant de perdre connaissance, parvenant à conserver entre ses dents un lambeau de peau mutée. Elle en était convaincue : cet échantillon était la clé, et seul l’éminent Malakar, au cœur de la cité de Galopante, pourrait le faire parler.
Le duo, encore marqué par l'affrontement, pénétra dans le Quartier du Savoir. Ils y furent accueillis par Pistiland, un petit être végétal à l’enthousiasme débordant. Disciple de Malakar, il les guida à travers le dédale des académies jusqu’au laboratoire du maître.
L’examen dura deux heures. Le verdict de Malakar tomba, grave : l’échantillon contenait bien un engrais expérimental récemment dérobé à l’université, mais il était mélangé à des composants synthétiques et non naturels, totalement inexplicables. Pendant que les recherches se poursuivaient, Pistiland proposa à Seulame une halte spirituelle devant la Grande Graine-Écho, l'oracle de la cité.
Seulame interrogea la relique. La réponse ne vint pas par des mots, mais par une onde mentale brutale : l'image d'un diffuseur de spores mutagènes dissimulé sous les fondations de Galopante, alimentant une spirale de violence sourde chez ses habitants.
Terrifié, Pistiland ramena Seulame auprès de Malakar. Ce dernier, en entendant le récit de la vision, fit un lien troublant avec le passé :
« Il y a quelques années, un androïde est venu me trouver. Il exigeait que je crée des hybrides, mi-plantes, mi-machines, pour regagner les faveurs de la Reine Alizée. J'ai refusé. Sa colère fut telle qu'il fallut l'expulser par la force. »
Soupçonnant cet individu d'être derrière le vol de l'engrais et le diffuseur, le savant lança une alerte via le réseau du Rhizome.
Cependant, Galopante était en pleine effervescence pour les festivités, et le message risquait de se perdre dans la bureaucratie. Seulame prit les devants et envoya un message urgent à Sylphine, comptant sur ses liens familiaux pour faire remonter l'information au plus haut niveau.
Épuisés par ces révélations, Doha et Seulame cherchèrent refuge à L'Aura Bistrot dans le quartier des Arts, un cabaret sensoriel réputé. Là, au son de la musique de Myriade et de son groupe de Félings, ils purent enfin s'attabler. Entre les mélodies vibrantes et les saveurs du repas, ils s'offrirent un instant de répit.
Scènes marquantes retenues pour cette Session.
Doa descend dans les souterrains, trouve un endroit infesté et abat une créature monstrueuse après un affrontement difficile.
C’est le premier basculement dangereux de la session et le point de départ concret de l’enquête.
Pistiland fait découvrir à Doa les académies de bioluminescence, de chimie végétale, d’architecture vivante, de musique verte et les archives des graines de pensée.
Cette visite donne du contexte sur Gallopante et installe le savoir-faire végétal de la cité.
Malicar confirme que l’échantillon contient l’engrais expérimental volé, mais aussi d’autres éléments qu’il ne peut pas expliquer.
La piste passe d’un simple incident de souterrain à une affaire de vol et de contamination plus large.
La grande graine montre l’image d’un diffuseur de spores mutagènes sous la cité, lié à une spirale de violence.
La révélation change l’échelle de la menace et suggère un danger actif, peut-être en cours dans la cité.
Malicar raconte qu’un androïde a jadis voulu fabriquer des êtres hybrides mi-androïdes mi-plantes pour la reine Alizée, puis a été expulsé après son refus.
Ce souvenir donne un suspect potentiel et une motivation possible pour l’affaire en cours.
Doa envoie un message pressant via le rhizome pour que Sylphine et son oncle soient prévenus au plus vite.
La session se ferme sur une tentative concrète d’alerte avant que la situation n’empire pendant les festivités.
Lieux sombres et inquiétants où Doa combat la créature et récupère la victime.
Quartier où se trouvent les académies et le bureau de Malicar.
Académie visitée avec Pistiland, dédiée aux langages secrets de la forêt et aux signaux lumineux ou chimiques.
Institut consacré aux transmutations végétales, remèdes, élixirs et soins.
Établissement qui étudie les constructions de Gallopante et l’origine de la poussée des racines.
Lieu consacré à des arts très spécifiques aux êtres plantes.
Section où l’on trouve la chronobotanique, la cryptographie de la sève, la mémoire olfactive et les graines de pensée.
Quartier visité en fin de session avant le repos.
Cabaret sensoriel du Quartier des Arts où le groupe de Myriade joue et où Doa s’installe pour manger et se reposer.
Fragment conservé par la victime et examiné par Malicar.
Produit volé à l’université, retrouvé dans l’échantillon analysé par Malicar.
Arme évoquée par Doa pendant le combat dans les égouts.
Savoir conservé dans les archives, associé à la grande graine-oracle.
Capacité utilisée lors de la question posée à la graine-oracle et évoquée pendant la récupération.